Je n’aurai pas besoin de beaucoup de lignes pour résumer le scénario : il s’agit des derniers jours de Samuel Paty (Antoine Reinartz), professeur d’histoire-géographie au collège de Conflans-Sainte-Honorine, qui en octobre 2020 fut assassiné à la sortie de son collège par un jeune djihadiste tchétchène, chauffé à blanc par le père, lui-même irresponsable ou inconscient, d’une des élèves de l’enseignant qui avait rapporté mensongèrement à son père que Samuel Paty les avait obligés à regarder des caricatures de Mahomet.
En retraçant méthodiquement, sobrement et fidèlement (selon les experts judiciaires) les événements de ces quelques jours, les personnages et leurs comportements, le réalisateur Vincent Garenq amplifie notre méditation amère sur les tenants et aboutissants de ce drame évitable, de cet abandon car c’en fut un, et nous incite à la prolonger sur le sens et la réhabilitation nécessaire de la laïcité.
Qu’en dire de plus ?
Rien, sinon souhaiter que le plus grand nombre possible aille voir ce film pédagogique, jeunes et vieux, élèves, parents et décideurs académiques, croyants et non-croyants, républicains tièdes ou farouches, pour que tous se souviennent et s’inspirent de Samuel Paty.
19 mai 2026

