2026 03 22 : Les bas-fonds de ma banlieue

Les médias de droite et d’extrême-droite se déchaînent contre les banlieues envahies de noirs et d’arabes, donc d’étrangers non assimilables et qui veulent remplacer notre civilisation par la leur. Ainsi la France éternelle devient l’un des pays les plus dangereux du monde ! Normal, c’est leur thème raciste fondamental qu’ils pensent déterminant pour agréger à leur RN favori les classes modestes et moyennes autochtones en jouant sur leurs peurs, leur identitarisme à courte vue et leur xénophobie “naturelle”. Feuilletez Valeurs actuelles chez votre coiffeur.

Cette stratégie semble si évidente et payante que la droite conventionnelle et respectable, celle qui se réclamait du Général il y a encore vingt ans, répudie ses principes historiques et se rallie implicitement à ce racisme : Lisez le Figaro chez votre notaire.

Quant au “bloc central”, s’il a jamais existé il reste fidèle à l’inconsistance sempiternelle du Centre : pas d’idées, pas de principes, pas de courage ; Déroulède un jour, Poincaré le lendemain, Pétain en juin, De Gaulle en septembre, Chirac au matin, Balladur à midi, Sarkozy le soir…

Alors on construit un argumentaire fondé sur le mensonge avec le concours de syndicats de police lepénistes :

La délinquance serait immigrée. Qui la mesure puisque les statistiques ethniques sont interdites ? La sociologie raciale des prisons ? Mais une racaille, un traficoteur ou un toxico qui vole un portable, vandalise une voiture, ou vend des doses, le fait répétitivement  pour maintenir son niveau de vie et donc multiplie les occurrences de mise en examen et en détention.

Tandis qu’un délinquant financier, fiscal ou d’affaires s’y livre pour des montants considérables et n’a donc pas besoin de le faire souvent. Je le sais j’en ai connu.

Cela sera donc entré en statistiques pour xx délits d’un côté, un seul de l’autre. En outre lorsqu’une infraction de petite délinquance est commise, elle est comptabilisée ; tandis que s’agissant des délits d’affaires, combien sont dénoncés, caractérisés, réprimés ?

L’appareil statistique est donc sociologiquement faux, délibérément biaisé en privilégiant le quantitatif pour culpabiliser les banlieues.

C’est vieux comme le capitalisme : la justice de classe dans l’Angleterre de Dickens stigmatisait les nécessiteux Irlandais. Dans les USA des années 20, la mafia et la criminalité organisées faisaient appel au Italiens et Irlandais, immigrés les plus pauvres. En France, entre les deux guerres puis après, les truands étaient Polonais, Stéphanois, Marseillais, Corses.

Pendant ce temps, les malversations les plus graves, les fraudes sociales et fiscales les plus considérables, les violations du marché loyal et équitable sont commises en volumes dix fois ou cent fois plus importants mais discrètement, par des personnages respectables du XVIe arrondissement, de la Muette, de la Villa Montmorency, des Invalides, du quartier Saint-Germain-des-Prés, de l’Ile Saint-Louis, de Neuilly-sur-Seine…

Ah qu’on est bien chez moi dans ma banlieue ! Voyez plutôt :

St-Denis : le marché en proie aux racailles délinquantes

St-Denis : la Basilique des Rois de France envahie par des islamistes simulant la foi catholique

22 mars 2026