Les comédies ne sont pas forcément légères : elles peuvent être fondées sur des problèmes importants et sérieux, mais qu’elles traitent, si elles sont réussies, avec une inspiration qui conviendra à tous les publics.
Olivier Nakache et Eric Toledano avaient déjà magnifiquement réussi cette gageure avec Intouchables, puis Samba et Le Sens de la fête.
Cette fois, ils situent leur intrigue en 1985 dans une banlieue qui n’est pas encore « à problème » mais sans doute le deviendra. Yves Dayan (Louis Garrel) et son épouse Sandrine (Camille Cottin), s’engueulent comme d’usage, pour tout et souvent pour un rien ; et qui plus est devant leurs deux ados : Vincent (Simon Boublil) et Arnaud le grand frère détaché et cool (Alexis Rosenstiehl).
Le film est principalement voué à nous dépeindre avec gravité et légèreté cette période délicate de prime adolescence de Vincent, ses interrogations et ses doutes sur sa personnalité, son identité, sa famille, sa religion, ses amis, et puis le désir et les premiers sentiments amoureux.
Une belle réussite, une comédie tendre et profonde, grâce au savoir-faire peut-être autobiographique des réalisateurs et au remarquable talent des acteurs.
17 avril 2026

