
1954 Christian Dior
C’est toujours ainsi que je l’ai entendu nommer : « Monsieur Dior », lorsque dans ma famille était évoqué le grand couturier Christian Dior. Il faut dire que ma mère avait été couturière professionnelle et lui vouait une admiration à nulle autre pareille ; et que l’une de mes tantes, également couturière, était entrée dans la maison Dior à sa création en 1947 ; devint Première Main et travailla au 30 de l’avenue Montaigne jusqu’à sa retraite en 1976, donc bien au-delà de la disparition de Christian Dior décédé en 1957.
Et j’ai encore le souvenir des jours où, très jeune enfant, ma mère et ma tante m’emmenaient à chaque présentation de la nouvelle collection bisannuelle ; et j’étais émerveillé.

1956 Paris voeux chez Christian DIOR
Au fil des années et avec le recul, beaucoup de recul, en concevant progressivement que la mode est un art ou en tout cas une expression à part entière de l’art visuel, je compris pourquoi certains couturiers me laissaient indifférent, d’autres me captivaient : comme en peinture, en musique, en cinéma ou en littérature.
Alors certes, pour moi, et pas seulement sous l’influence de ma famille, Monsieur Dior était un artiste, un des grands maîtres de la discipline, le plus grand peut-être de cette décennie ayant redonné son prestige à la France après la Deuxième guerre mondiale.
Est-il besoin alors d’expliquer pourquoi je ne pouvais manquer l’exposition ouverte à la galerie Dior où sont présentées, magnifiquement, plus d’une centaine de pièces, dont un grand nombre crées par Monsieur Dior lui-même…
Et qui plus est, les panneaux explicatifs et les cartels sont lisibles et intelligents.
4 février 2026
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