Le synopsis est tellement simple que je peux le résumer en une phrase : en 1993, deux enfants vivant dans un village du Nigéria sont emmenés par leur père découvrir l’immense capitale, Lagos ; les gamins sont ébahis ; mais c’est aussi ce jour-là que les militaires annulent les élections et que des émeutes menacent ; l’inquiétude grandit, la peur n’est pas loin, il leur faut finalement rentrer au village…
Cela semble simpliste, cependant ce film du réalisateur Akinola Davies Jr est formidable.
Cela tient à son esthétique, à sa mise en scène, au talent des participants.
Les acteurs : le père Folarin (Sope Dirisu) et ses enfants Oraremi (Chibuike Marvellous Egbo) et Akinola (Godwin Egbo) sont incroyables ; la photo est superbe ; la prise de vue est à hauteur des deux gosses ; le montage est savamment subtil ; la musique est envoutante ; la poésie est constante, même lorsqu’elle est mêlée de violence et de menace.
Cette semi-fiction a pour origine le vécu du réalisateur lorsqu’il était gamin : on comprend mieux alors l’absolue authenticité d’amour, de tendresse, d’émotion, qui porte le film de bout en bout.
27 mars 2026
.
.

