2025 10 18 : Lumière pâle sur les collines – film

Ce n’est pas toutes les semaines qu’on a la chance de voir un film purement esthétique. En voici un et des plus beaux.

Certes l’intrigue, déjà, ce n’est pas rien : fondée sur le roman éponyme de 1982 de Kazuo Ishiguro, prix Nobel de littérature 2017, excusez du peu !

C’est une sorte de réflexion subtile sur le « temps perdu », la mélancolie et la mémoire.

En 1982, Niki (Camilla Aiko) jeune femme anglo-japonaise, engage l’écriture d’un livre sur la vie de sa mère, Etsuko (Suzu Hirose puis Yō Yoshida), marquée par les années d’après-guerre à Nagasaki et hantée par le suicide de sa fille aînée.

Etsuko commence le récit de ses souvenirs en 1950, lors de sa première grossesse, quand elle se lie d’amitié avec une voisine, Sachiko (Fumi Nikaidō), jeune veuve élevant seule sa fille.

Progressivement, Niki remarque discordances et incohérences dans les souvenirs de sa mère… les fantômes du passé sont toujours là, silencieux mais tenaces.

Le réalisateur Kei Ishikawa conduit sa réalisation à la perfection. Je ne saurais évoquer sa fidélité au roman, n’ayant pas lu celui-ci.

L’esthétique de l’image ? Elle est extraordinaire de bout en bout. Elle évoque avec une immense délicatesse la souffrance des victimes de la bombe nucléaire.

L’esthétique des actrices ? Elle est sublime, ces femmes alliant une beauté rare à une élégance pudique.

18 octobre 2025