Cinématographiquement parlant, ce n’est pas un chef-d’œuvre ; mais biographiquement c’est une histoire formidable ; deux histoires plutôt… car il faut que je vous explique :
Romane Bohringer a entrepris de porter à l’écran le livre autobiographique éponyme que Clémentine Autain, ma députée du 9-3, a consacré en 2019 à sa mère, Dominique Laffin actrice (notamment dans le film éponyme encore de Claude Miller en 1977) qui mourut en 1985 à 33 ans.
En une sorte de contrepoint parfois majeur, telles deux âmes en miroir, Romane Bohringer évoque aussi son propre passé et sa mère à elle, qui l’avait abandonnée quand elle n’avait que neuf mois.
La peine, la douleur sont palpables, mais sans pathos excessif, sans la moindre indécence dans l’intime ; avec au contraire une sorte de joie consolante, de bonheur imaginaire entrevu, avec une sensibilité maîtrisée et une remarquable pudeur.
Une éloquente double déclaration d’amour filial de celles auxquelles l’amour maternel a cruellement fait défaut.
5 décembre 2025
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