2017 03 30 : Sacrifier Cassandre pour qu’Eurypyle prenne la pile ?

Pour ne pas faire uniquement référence à la mythologie grecque que peu de gens connaissent encore aujourd’hui, voici deux citations plus récentes :

  • « Avoir toujours raison… c’est un grand tort » disait l’Edgar Faure, qui n’était pas de gauche.
  • « Le premier qui dit la vérité, Il doit être exécuté » chantait Guy Béart, qui n’était pas de gauche non plus…

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Illustration dans l’actualité :

  • MELENCHON dénonce la mystification PS-Hollande depuis 9 ans. HAMON intrigue en 2013 pour faire nommer VALLS Premier ministre. Lui-même est ministre de 2012 à son éviction en septembre 2014 ; en mai 2015 il soutient encore le très modéré BARTOLONE : il ne fait vraiment le « frondeur » que depuis juin 2015.
  • MELENCHON a mis en garde contre le piège des primaires de la gauche ; tout le PS l’a alors affublé de noms d’oiseau. Aujourd’hui HAMON constate combien le « pacte de loyauté » des primaires est une imposture.
  • MELENCHON à ce jour, selon les sondages, recueille nettement plus de soutien populaire que HAMON. Lorsqu’en janvier-février, Hamon était devant, il enjoignait à Mélenchon de s’effacer au nom du vote utile ; et maintenant ? Ben non, ce serait toujours à MELENCHON de « se retirer » (ce qui est d’ailleurs inconstitutionnel) et de « rejoindre » HAMON.

Aujourd’hui même, HAMON déclare sans rire : « J’observe que le projet que Mélenchon défend ne pourra pas rassembler toute la gauche, il y a un plafond à la dynamique Mélenchon. Quel est le projet politique qui peut rassembler toute la gauche ? Dans la centralité qui est la mienne à gauche, j’ai cette capacité ». Le pôvre.

Les derniers soutiens de HAMON accusent le maintien de MELENCHON de saboter la présence de la gauche au 2e tour.

Pourtant, en 2012, la candidature Mélenchon n’empêcha pas Hollande d’être présent au 2e tour. Ce qui a changé depuis ? Avant le 1er tour de 2012, Hollande était à 28 % dans les sondages. C’est uniquement l’effondrement du PS qui est responsable du « dilemme cornélien » d’aujourd’hui. Mélenchon n’en est pas coupable, lui qui depuis quatre ans pronostique cette catastrophe.

Et ce serait à Mélenchon de s’effacer derrière le candidat du PS ?

30 mars 2017